24/08/2007

24 août, fêtes patronales...et démons

Chaque 24 août, jour de la Sant Bartomeu (Saint Bartolomé), Sóller vit aux rythmes de ses fêtes patronales et ce, durant toute la semaine.

Les autres villages de l'île ne le fêtent pas ou peu, mais comme Sant Bartomeu est le Saint Patron de Sóller...

Expositions, concerts, disciplines sportives et autres évènements culturels se succèdent.

Depuis quelques années, le groupe Esclatabutzes,  groupe de Démons et Sorcières, organise le correfoc, spectacle de rue alliant théâtre vivant et spectacles pyrotechniques des plus importants de toute l'île . Cette année, l'évènement aura lieu le 26 août.

Pour vous donner une idée, voici quelques images :

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D'autres photos sont visibles là :

http://www.perejoan.com/portafoli/portafoli.html  et cliquez sur "Esclatabutzes"

08:15 Écrit par Sybille dans Soller | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook |

23/08/2007

Les maîtres du lancement

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Le terme "balérare" signifie littéralement "maître du lancement" dans l'ancien phénicien.
Dans cette langue,  le verbe lancer était « yaroh » et le mot « ba’lé » voulait dire « maîtres de », En unissant les deux concepts on obtient le mot  « ba’lé yaroh » qui, au pluriel, signifiait « les maîtres du lancement » et sa prononciation était un phonème très semblable à « baléare ».

Son origine vient de la fronde, cet outil né pendant le paléolithique quand l’homme apprit à entrelacer et à tisser. Au début, la fronde était sûrement une arme de défense jusqu’au moment où l’homme se rendit compte qu’elle pouvait être aussi un excellent outil de chasse.

La fronde a eu un rôle très remarquable dans l’histoire des Iles Baléares. Il serait impensable de pénétrer dans la mémoire des Iles Baléares sans faire référence aux foners balears (frondeurs baléares).

La façon de manier la fronde semble ne pas avoir changé depuis son invention jusqu’à nos jours. Le projectile se place dans un réceptacle (normalement en forme de poche longitudinale située au centre). Ensuite, on joint les deux extrêmes de la corde que l’on tient avec la main droite. Puis, tout en prenant la poche avec le projectile de la main gauche et la maintenant à la hauteur des yeux, on tend la fronde en visant l’objectif pour ainsi pouvoir centrer sa direction. A continuation, la main droite donne au projectile un mouvement rapide de rotation au dessus de la tête (généralement on fait 3 tours) et elle lâche un des deux extrêmes de la fronde pour que le projectile s’échappe et soit ainsi pousser par la force centrifuge.

Depuis leur plus jeune âge les habitants de l’île étaient initiés au maniement de la fronde pour lequel on les obligeait continuellement à se perfectionner. Les mères pendaient la nourriture à une branche et les enfants ne pouvaient manger que si ils arrivaient à la faire tomber d’un tir juste !

Reprenant le fil sur l’origine du nom des Iles Baléares, certains auteurs disent qu’il viendrait des romains. Mais si nous écoutons Plinius et d’autres auteurs classiques, le mot Baléares comme « île des frondeurs » existait déjà bien avant l’arrivée des romains. Aussi bien Diodore que Servio, comme d’autres anciens historiens, affirmaient que le mot « Balear » venait du verbe grec ballein qui signifie : lancer. L'étymologie semble donc évidente surtout connaissant l’habilité spécifique des habitants de l’archipel. Et, de plus, il est étrange de remarquer que quand les grecs et, plus tard, les romains arrivèrent sur les îles, ses habitants s’appelaient déjà eux-mêmes baléares, c’est-à-dire frondeurs.

Les grecs appelèrent les îles de Mallorque et Minorque Gymnesias, l’île d’Ibiza Pitiusa et l’île de Formentera Offusa Si  les deux dernières signifient respectivement « île des pins » et « île des serpents », Gymnesias veut dire « île des frondeurs » ; en Grèce les Gimnetas étaient les soldats de l’infanterie auxquelles troupes appartenaient les frondeurs. Hesiquios d’Alexandrie (s.VI), dans son dictionnaire, donne cette définition du mot Gimneta : « un gimneta est celui qui ne porte pas d’armes, soit parce qu’il est un frondeur, soit parce qu’il lutte nu.

La formidable adresse des frondeurs des îles a été largement louée et admirée par de grands historiens aussi bien grecs que romains. Leur grand courage au combat et leur spectaculaire habilité les ont rendu célèbres tout autour de la méditerranée. Ils participèrent à la guerre greco-punique comme mercenaires pour les phéniciens, ayant été décisif leur rôle pendant la guerre de Sicile contre l’empire grec. Une fois fini le litige greco-punique sur le sol sicilien, commença alors la rivalité entre Carthage et Rome. Les relations entre les deux empires furent cordiales jusqu’à ce que Rome devienne une puissance navale et commerciale, étendant son influence au-delà de la péninsule italique. Il ne fallu pas très longtemps pour que Rome pénètre sur les territoires carthaginois de Sicile provoquant ainsi les logiques frictions de caractère économique et politique entre les deux. Ceci aboutit à la première guerre punique dans les eaux de la mer Tyrrhénienne.

Les romains, connaissant le passé guerrier des baléares, ont continué à réclamer leurs services pour leur infanterie légère. On remarquera que Jules César, pendant les guerres de la Gaule, amena, parmi ses troupes, des frondeurs baléares .

Les frondeurs baléares luttèrent comme mercenaires durant les deux premières guerres puniques (mais pas pendant la troisième). Ils le firent au côté d’Hamilcar Barca, sous les ordres de son gendre Hasdrubal mais aussi, plus tard, lors du grand exploit de son fils Hannibal qui, repoussant la grande armée romaine de la péninsule hispanique, a réussi à l’acculer au plus profond de son propre empire.

Le rôle que jouaient les frondeurs sur le champ de bataille consistait à commencer le combat en même temps que les archers. Avec leur terrible coup de corde, ils étaient capables de mettre en pièces les boucliers et les armures, leurs projectiles arrivant plus loin et avec plus de précision que les flèches des archers. Les projectiles utilisés étaient de toutes sortes : depuis des pierres de jusqu’à un demi- kilo (parfois ils en lançaient même deux) jusqu’à des petites balles de métal de forme ovoïde au centre desquelles ils avaient l’habitude de graver des prières. Ces gravures pouvaient être des éloges au général que dirigeait la troupe ou bien elles pouvaient porter des injures contre les ennemis ou encore elles pouvaient faire référence à n’importe lequel des leurs dieux.

Jamais ils n’acceptèrent en contrepartie de l’argent ou des objets de valeur car, sur leur île, ils étaient convaincus que l’argent n’amenait que des complications et des problèmes. Pour leurs services, ils furent toujours payés en espèces. Ils échangeaient leur courage et leur habilité pour des marchandises qui manquaient sur l’île et auxquelles ils tenaient beaucoup tel que l’huile, le vin et surtout les femmes pour lesquelles, semble-t-il, ils avaient une véritable dévotion.  Les historiens racontent que, quand les pirates prenaient des otages durant leurs incursions, les habitants de l’île acceptaient l’échange de trois hommes pour chaque femme enlevée.

Pendant plus de deux cents ans les Baléares ont contribué aux victoires des carthaginois. La défaite de Zama mit fin au glorieux chapitre de l’épopée des frondeurs baléares. Ils ne participèrent pas pendant la troisième guerre punique (151-146 av.J.C) et ils furent toujours absents de toute campagne de guerre jusqu’à l’arrivée à Majorque du Consul romain Quintus Cecilius Metelus qui fit la conquête des Iles Baléares en 123 av.J.C.

Il semble que les anciens historiens se sont mis d’accord sur la motivation de Rome pour conquérir les Iles : il fallait en finir avec la piraterie de la Méditerranée dont une de ses principales bases se trouvait sur les îles Baléares.

Pour pouvoir pénétrer dans l’île ils durent « inventer » le premier bateau cuirassé de l’histoire en recouvrant de cuir leurs vaisseaux puisque les frondeurs étaient capables de les couler en lançant les pierres à la ligne même de flottation. Deux ans plus tard Cecilius Metelus mit enfin les îles sous sa domination.  A chacune des deux extrémités de l’île de Majorque, il fonda les villes de Palmaria et Pollentia transformant cette dernière, vu qu’elle faisait face à Rome, en capitale. Les baléares de l’époque romaine n’étaient plus les habitants sauvages qui, des siècles avant, habitaient dans des « tas de pierres » (villages talayotiques). Leur intégration fut telle que, selon l’historien Strabon, les îliens inventèrent la toge prétexte qui sera destinée à être la tenue de gala des habitants de Rome et le symbole de leur citoyenneté.

Cette guerre fut une des dernières prouesses des frondeurs baléares décrites dans l’histoire. L’épopée des frondeurs baléares, devenus gimnetas, avait été documentée pendant plus de quatre cents ans. Mais, sûrement, elle continua pendant un certain temps. Puis les îles se remplirent d’oliviers et de vignes donnant ainsi naissance au commerce du vin, lequel fut très réputé pour sa bonne qualité, au commerce du blé, de figues sèches, de bétail et surtout au commerce du pourpre (produit extrait du murex, un mollusque abondant dans les îles). Les villes de Pollentia et Palma furent habitées par des citoyens romains de plein droit et leurs administrations furent organisées. Pour la première fois il y eut des écoles. La vie changea et de nouvelles occupations et de nouvelles fonctions attirèrent l’attention des baléares, qui peu à peu laissèrent de côté la fronde qui, transformée en instrument de jeu d’adresse ou en outil de bergers, est arrivée jusqu’à nos jours grâce à eux.

Actuellement, on a récupéré l’art du maniement de la fronde. La Fédération Baléare du Tir à la Fronde a obtenue à ce qu’il devienne une modalité athlétique pourvue de ses propres règles sportives.

La Fédération a été crée à moitié des années quatre-vingt. Son fondateur, Biel Frontera, eut une vision dans un rêve, un foner (frondeur en majorquin) se présenta à lui et lui montra son indignation et son inquiétude pour l’ignorance, sur toutes les îles, de la fronde qui était tombée dans le trou noir de l’oubli. Personne maintenant ne se souvenait de la fronde ni des frondeurs, leurs prouesses étaient pratiquement oubliées. Grâce à ce rêve, Biel Frontera commença à chercher d’autres personnes qui pourraient l’aider à récupérer cet instrument ainsi qu’à retrouver la mémoire des anciens foners (frondeurs).

Le groupe s’agrandit et s’y adhérèrent des personnes liées à d’autres sports ainsi que des arbitres de différentes spécialités sportives. Entre tous, ils profilèrent l’actuel sport de la fona (fronde), Une fois définie toute la réglementation que les sportifs devaient respecter, ils firent un Calendrier Annuel du Tir, faisant ainsi un pas définitif  pour sa consolidation.

Actuellement ce sport a fortement pris racines sur ces îles. Chaque jour, il y a de plus en plus d’écoles qui l’incluent parmi les sports à enseigner et à pratiquer et le Calendrier Annuel du Tir voit augmenter chaque fois un peu plus son nombre de compétitions. Il semble donc que le rêve de Biel Frontera s’est fait réalité, que le foner (frondeur), qui lui apparut dans ce rêve, pourra se reposer tranquillement pour toute l’éternité et que le peuple baléare a récupéré une partie très importante de son histoire  tout en ayant appris à s’amuser  grâce au sport du tir à la fronde.

Article basé sur le livre « ELS FONERS BALEARS » (Les frondeurs baléares),

Auteur : Joan Nadal Cañellas

Traduction: Marie-Claire Castéla

J'expliquerai dans un prochain post comment fabriquer une fronde.

21/08/2007

La big randonnée

Arrivés le 12 juillet à Port de Sóller, notre hôtesse (de l'agence de voyages) nous propose une randonnée avec un guide professionnel. Evidemment, puisque le but de nos vacances c'était de faire des randos, nous avons réservé deux places.

Cette rando partait de Port de Sóller vers Cala Tuent, une baie située non loin de là. Mais à pied, nous devions faire +/- 15 km dans les montagnes, ce qui reprensentait quelque chose comme...6 heures de marche !

Génial ! Voilà le mot qui résume cette rando ! Le guide, une véritable encyclopédie, ne cessait d'expliquer au groupe (nous étions une vingtaine) tout ce que la montagne regorge de richesses, tant d'un point de vue de la faune, de la flore, de l' histoire, ...

Je ne dirais pas que ce fut facile, non, car certaines ascensions nous faisaient dépasser nos limites ! Mais, après coup, ce fut une journée formidable.

Nous recommencerons quand nous irons encore là-bas...

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Le départ de la rando se faisait depuis le Mirador de ses Barquès situé à 420 mètres au dessus de la baie de Port de Sóller

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Puis, la rando a réellement commencé. En voici quelques clichés (d'autres seront ajoutés plus tard) :

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Après une longue marche, le guide nous dit que nous descendons vers une vallée où nous pourrons déguster un jus d'orange pressé-maison :

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Nous arrivons enfin à la finca (genre de ferme) :

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Nous reprenons notre route en remontant dans la montagne : la finca se trouve maintenant en-bas :

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Et nous continuons l'ascension

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Ensuite, nous arrivons au bord d'une falaise : la mer est là, mais ce n'est pas encore Cala Tuent, non, il faut passer la colline qui a  l'aiguille à l'extrême gauche ! :

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Mais le spectacle est époustouflant et nous marchons vers notre but en admirant la nature :

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 Nous faisons un arrêt picnic au coeur d'une pinède et nous reprenons notre chemin pour arriver enfin au-dessus de Cala Tuent :

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Nous descendons vers cette petite baie préservée du tourisme de masse que la baie voisine, Sa Calobra subit tous les jours. Ici, c'est le calme et le repos :

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Notre retour, normalement prévu en bateau, a du se faire en bus. Le voyage fut assez impressionnant : nous avons pris une des routes les plus sineuses de l'île et, non seulement ça montait tout le temps, mais la route a été construite à flanc de montagne, ce qui était vertigineux !

J'en parlerai dans un autre post !

Pour terminer sur cette rando, ce fut un des plus beaux souvenirs de mes vacances, malgré les nombreuses difficultés. C'est par ce genre "d'excursion" que l'on découvre le vrai visage de Mallorque...

13:00 Écrit par Sybille dans Cala Tuent | Lien permanent | Commentaires (9) |  Facebook |

19/08/2007

La Torre Picada

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La Torre Picada est une tour de guêt surplombant la baie du Port de Sóller à +/- 120 mètres d'altitude. Elle fut construite au début du XVIIe siècle pour prévenir la population des attaques des pirates sarrazins.

On y accède assez facilement, au début, par les chemins communaux, ensuite, par des sentiers pédestres principalement constitués de pierres et de cailloux.

Plusieurs trajets peuvent être empruntés. Nous avons choisi le "plus simple"...!

En commençant par cette rue qui monte un peu :

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Puis, les sentiers

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Les pinèdes pour une petite pause :

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Avec, de temps en temps, une vue de la baie en bas :

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Et puis, c'est l'arrivée à la tour :

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 Et l'apothéose avec la vue presque circulaire.......

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Et une vue lointaine sur le Puig Major, la montagne la plus haute de l'île qui culmine à 1445 mètres :

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12:33 Écrit par Sybille dans Port de Soller | Lien permanent | Commentaires (3) |  Facebook |

16/08/2007

Un des plus beaux villages

A +/- 3 km du village de Sóller, on trouve Fornalutx (prononcer Fornaloutch).

Le nom de Fornalutx vient de "Fornalucem", dérivé de "Fornel" (Fornal ou Forreira), et du suffixe -utx (toponyme mozarabe du suffixe romain -ucem).

C'est un minuscule village de quelques 600 habitants.

Le village fut longtemps attaché à Sóller et ce, jusqu'à la fin de l'année 1813. Néanmoins, Sóller ne lui reconnaîtra le statut de commune indépendante qu'en 1837.

Tout visiteur de Mallorque qui aime les beaux coins se doit de faire un tour dans ce village : il est resté authentique, avec ses ruelles et ses maisons anciennes.

La population locale est très fière de son village. En effet, en 1983, Fornalutx reçoit la “Placa de Plata por el Fomento de Turismo de Mallorca por la Defensa y Mantenimiento de la Villa" (Plaque d'Argent pour la Promotion du Tourisme de Mallorque pour la Défense et le Maintient de la Ville) et la même année, “II Premio Nacional de Pueblos Embellecidos y Mantenidos de España" (Le Prix National des Villages les plus beaux et les mieux entretenus d'Espagne). De plus, en 1995, le "Groupe Baléare d'Ornithologie et de Défense de la Nature" a remit à Fornalutx son prix annuel, le “Premio Alzina” pour le travail effectué en faveur de la nature.

L'origine du village de "Fornalugi", comme l'attestent certains documents antiques, remonte à la période de la Conquista. C'est à cette période que naissent les premiers chemins du village.

Le village est constitué de sa place principale :

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Son église, placée depuis 1483 sous l'advocation de la Nativité de Notre-Dame :

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Et ses rues...(je vous en montrerai d'autres dans un autre post) :

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14:47 Écrit par Sybille dans Fornalutx | Lien permanent | Commentaires (2) |  Facebook |

14/08/2007

Salade solleric

Ensalada sollerica

La salade à la façon de Sóller est une salade très simple à faire.

Les ingrédients sont classiques, mais surprenants !

- 1 laitue tendre

- 1 orange

- sel et huile d'olive

Laver la laitue et laisser les feuilles entières ou non, selon son goût.

Peler l'orange et la couper en rondelles.

Disposer les feuilles de laitue et les rondelles d'orange dans un saladier, saler et terminer par un filet d'huile d'olive.

23:46 Écrit par Sybille dans Gastronomie | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook |

Le village

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Sóller, raconte la légende, possédait de si bons orangers et citronniers que les navigateurs en percevaient les senteurs de très loin en mer !

Le village est séparé du port d'environ 5 km. On peut s'y rendre grâce à un des trams en bois qui furent offerts à Sóller par la ville de San Francisco dans les années 1910 :

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L'église paroissiale Sant Bartomeu date du 14e siècle :

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La banque qui jouxte l'église fut remaniée au début du 20e siècle par Rubio I Bellver, un disciple de Gaudi :

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La gare, située plus haut, permet d'emprunter le train pour la capitale Palma. Le batiment date de 1606. La société des chemins de fer ( Ferrocarril de Sóller S.A) fut crée le 5 novembre 1905 et fut financée principalement par les habitants ! Les liaisons ferroviaires avec Palma ont débuté en 1912. La concession pour l'exploitation de cette ligne cessera le 16 avril 2011 ce qui limitera quelque peu la venue des touristes qui aiment utiliser ce moyen de transport ancien :

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La Place de la Constitution possède deux fontaines. C'est sur cette place que la majorité des touristes aiment prendre un verre. On y trouve également l'église citée plus haut, la banque et l'ayuntamiento (mairie) dont on a célébré le centenaire du bâtiment. Le tram passe lentement au milieu de la place et le conducteur n'hésite pas à utiliser le klaxon pour faire bouger les distraits ! :

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Une des rues les plus visitées est la rue Isabel II car elle offre un grand nombre de maisons dites bourgeoises, souvent construites au siècle dernier par ceux qui revenaient au village enrichis. C'est par cette rue que l'on peut se rendre au Jardin Botanique de Sóller qui référence toutes les variétés de plantes existant dans les Iles Baléares :

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Différents clichés pris au hasard :

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13:47 Écrit par Sybille dans Soller | Lien permanent | Commentaires (5) |  Facebook |